À propos


2017-08-17-11.21C’est vrai que j’ai ce besoin de témoigner de mon époque, et j’ai envie de tout faire, tout essayer. J’ai commencé la photo vers l’âge de 7 ans, avec un petit appareil numérique que j’emportais partout. Au fil du temps, je me suis plutôt penchée sur l’aspect vidéographique que pouvait m’offrir un tel matériel : j’avais pour rêve de devenir réalisatrice, et j’écrivais, tournais et montais mes propres films. A la même époque, je suis rentrée dans un cours de théâtre, que j’ai suivi pendant 10 ans. J’écrivais aussi, des romans, des nouvelles, des poèmes.

Je rêvais de découverte, de voyage et d’aventure.

Aujourd’hui, je suis étudiante en deuxième année de DUT Information-Communication option Publicité à Nancy. Cela me permet de créer et d’apprendre comment fonctionne le monde de la communication. En dehors, je fais toujours de la photographie, à un niveau un peu plus professionnel. Je continue la vidéo, mais plutôt sous forme de petits films, en jouant plus sur la qualité des plans que sur le contenu en lui-même, ou le scénario. J’écris toujours, pour moi ou pour accompagner mes photographies. Je chante, j’apprends à jouer de la guitare, j’essaie de dessiner. J’essaie de me diversifier, de me perfectionner dans les domaines que j’aime. J’essaie de vivre tout simplement.

Crédit : Diego Zébina

Si vous essayez de comprendre ma démarche, je peux vous expliquer. Je crois bien que j’essaie d’exprimer ce que je ressens. Je suis sûrement maladroite, encore jeune et avec peu d’expérience, mais j’ai envie d’apporter une petite pierre à l’édifice qu’est ce monde. Alors je fais tout pour vivre. J’écris, je chante sous ma douche et je danse dans la rue. Ça fait sourire les gens. Je souris aussi, je pleure quelque fois. Mais j’ai cette envie de bouffer le monde, de tout découvrir. J’ai bien envie de recoudre mon cœur avec du fil doré. La vie c’est beau. C’est une longue route sur laquelle peu de gens prennent le temps de s’arrêter, mais moi je vais le faire. Je vais manger des pique-niques sur les aires d’autoroutes, je m’arrêterai dormir sur les parkings, je vivrai en même temps que le soleil. On traversera des champs et des déserts, sous les étoiles, avec le sourire aux lèvres et des souvenirs plein la tête.

J’immortaliserai les rires des enfants qui courent sur la voie publique, les chants des vieilles dames qui honorent leur terre. Je capturerai les peines, la sueur et les chaînes. Je capturerai la vie, enfin je ferai du mieux que je peux. J’emporterai avec moi mon appareil photo, un carnet et bien trop de souvenirs.

Je m’appelle Pauline Gauer, et plus tard je serai aventurière.

Il paraît que la vie c’est joli. On se réveille un matin, il pleut sur nos corps encore fatigués, mais ça soulage. Ça répare nos blessures, nos dérapages sur le goudron encore mouillé, nos sourires forcés. Même les étoiles ont des pics, des épines qui rentrent dans ton cœur d’un coup, qui t’enlèvent ton engouement pour les vacances à la mer. Tu te lèves avec de l’amertume sur tes lèvres, tu te demandes ce que t’as encore fait pour mériter ça. 

Mais la vie c’est joli. C’est comme cette plaie que j’ai au creux de la main, ça fait partie du jeu. T’as beau ne pas en vouloir, elle fait partie de ton histoire, de toi. Peu à peu elle s’estompe avant de disparaître, c’est bien mieux comme ça quelques fois. Ce sont ces plaies qui creusent tes joues et qui jaunissent tes dents, qui te font dire qu’il reste plus beaucoup de temps pour être heureux. Il faut faire avec, je crois qu’il vaut mieux en rire parfois. Les miennes, je les décore au feutre rouge les soirs de pleine lune. Je recrée le monde qui m’entoure. J’ai des frissons lorsque je dessine ces fleurs sur mes bras, c’est encore trop sensible mais ça soulage une fois de plus.

Parce que la vie c’est joli. Un jour tu tombes, un jour tu guéris de tout. J’ai cette manie de toujours tout voir en noir et blanc. Le bleu de tes yeux me manque un peu parfois, mais je n’ai plus envie de plonger dedans. J’ai la phobie de l’eau, je ne sais plus nager. Alors je m’endors encore dans ces draps blancs, j’observe mon visage beaucoup trop pâle. Je fume cette cigarette dorée mais n’en retiens que les cendres noires laissées sur le rebord de la fenêtre. D’ailleurs, il y a des nuages aujourd’hui, je crois que je vais pouvoir danser.

La vie c’est joli.

Parfois il pleut sur les lampadaires encore allumés. Je regarde la ville qui s’éveille de ma fenêtre. Deux degrés, sept cents kilomètres. Ils sont beaux ces réveils avec le sourire aux lèvres et de la buée sur les vitres. Il faut que je sorte. Je marche seule, ou avec toi. Ça dépend de la couleur du ciel. J’arpente les ruelles qui semblent se refermer sur moi peu à peu, mais en fait non. La ville ne meurt jamais, elle brille et fait rougir les joues des enfants les matins d’hiver. D’ailleurs ce matin, je dois les retrouver. Je me demande bien de qui je parle, de mes souvenirs peut être, ou de mes rêves. J’ai les veines encore ouvertes, il faut que je trouve un médecin. J’aurai aimé que tu soignes mes maux, et que tu soignes mes mots. Que tu bouscules tout sur ton passage et que tu m’emportes dans le vent comme un courant d’air. Expectbadweather : attendre le mauvais temps. C’est mon nom depuis plusieurs années, et aujourd’hui tout devient net. Je l’ai attendu le mauvais temps. Il fait à présent partie de mon quotidien. Mais ici, sous la pluie on danse, sous la neige on rit et sous les nuages on peut parcourir le monde.