En février 2020, j'ai remporté le Prix François Chalais du Jeune Reporter Photographe 2019, avec une série photographique intitulée Inde : les enfants dehors.

Sélectionnée par un jury de professionnels renommés du monde des médias dont Claire Chazal, Bernard de la Villardière, Mei-Chen Chalais, Olivier Dassault, Marie-Christine Saragosse et sous la Présidence de Patrick Poivre d’Arvor.
INDE : LES ENFANTS DEHORS
L’Inde. J’ai toujours été fascinée par ce pays aux milles visages. Une nation moderne technologiquement parlant mais dont l'actualité est celle des catastrophes naturelles, des foules emportées, de la violence faite aux femmes, du cinéma Bollywood et d'un passé colonialiste que l’on tente de dissimuler.
Lors de mon voyage dans le Tamil Nadu, région au sud de l’Inde, en 2019, j’ai pu réaliser une série de photographies que j’aimerai vous présenter aujourd’hui. A l’instant où j’ai marché dans les rues de cette Inde dont on m’avait tant parlé, j’ai été frappée par le regard des enfants. Comme propulsée loin de mon schéma de jeune femme occidentale. J’y ai lu beaucoup d’émotions que je n’arrivais pas à comprendre dès le départ.
Ces enfants avaient tous les yeux tournés vers quelque chose, mais tournés vers quoi ? Vers qui ? Moi la jeune adulte qui revêt ce rôle de reporter ? Reporter quoi? Leur misère ? Connue ! Leurs sourires ? Magnifiques ! Leurs épaules encore trop frêles ? Si douloureux !
J’ai alors ressenti le besoin de capter chez ces enfants leurs peurs, leurs envies et leurs paysages.
Et aujourd’hui, je vous les livre.
Ils n’ont pas choisi d’être à l’endroit où on les a posés, ces enfants dehors.
Alors, ils se retrouvent à devoir jouer le rôle d’enfants qui s’épanouissent dans des conditions qui leur sont imposées. Au bord d’une route, dans un champs, ou seul à 5 ans dans les rues de la ville. Curieux mélange d’insouciance et de maturité dans leurs regards trop profonds pour leur âge. Tout paraît plus doux et plus brutal à la fois. Peu importe où on les a posés, leur classe sociale ou leur culture, ils sont tous dans la rue. Certains encore enfants, d’autres déjà adultes.
Et ce sont leurs regards que j’ai eu envie d’aimer.

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