UN CONTEXTE PLUS QUE TENDU
Alors que les discussions étaient déjà tendues concernant la proposition de loi “Sécurité Globale” – dans laquelle l’article 24 prévoit de restreindre la possibilité de filmer les forces de l’ordre – la colère du peuple français n’a cessé d’accroître ces derniers jours suite à l’évacuation controversée de migrants Place de la République lundi, et l’agression filmée du producteur Michel Zecler par quatre policiers, diffusée jeudi.
A l’appel de la coordination “Stop loi Sécurité globale”, des “Marches des Libertés”, interdites dans un premier temps par la préfecture de police, ont été organisées dans 70 villes françaises samedi 28 novembre 2020. Plus de 550 000 militants sont sortis dans les rues pour manifester, dont 200 000 à Paris, 13 000 à Lyon, 6 000 à Bordeaux et 5 000 à Montpellier.« 
"C’est le peuple de la liberté qui a marché dans toute la France pour dire au gouvernement qu’il ne veut pas de sa loi Sécurité Globale, qu’il refuse la surveillance généralisée et les drones, qu’il veut pouvoir filmer et diffuser les interventions des forces de l’ordre" - Coordination “Stop loi Sécurité Globale, composée de syndicats de journalistes et d’associations de défense des droits humains
UNE MANIFESTATION PACIFIQUE
Dès 13 heures, à Paris, la Place de la République était noire de monde. Gilets jaunes, antifa, Femen, syndicats de journalistes et militants féministes, tous ont manifesté dans une ambiance joyeuse et pacifique.
“La liesse populaire et la foule scandant des slogans heureux et pleins d’espoirs nous imposent de poursuivre ce combat dans les prochains jours pour l’Etat de droit, pour la démocratie, pour la République" - Coordination “Stop loi Sécurité Globale”
Le long du Boulevard du Temple, la foule brandissait des centaines de pancartes aux slogans engagés : “Police criminelle est un pléonasme”, “Floutage de gueule”, “Le véritable virus s’appelle Darmanin, Lallement”, “Qui nous protège de la police ?”.
Un peuple en colère, qui comme lors des précédents rassemblements, réclame le retrait des articles 21, 22 et 24 de la loi Sécurité Globale, et l’abandon du nouveau “Schéma national du maintien de l’ordre".
“Cette loi est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. C’est un pas de plus qui est franchi dans l’attaque de nos libertés individuelles et collectives.” - Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.”

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